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Jovanovic, la vie en rouche

L'auteur - Le livre - 3 questions à l'auteur



L'auteur : Étienne Éthaire

Étienne Éthaire a publié, à ce jour, sept livres, dont trois romans (La Langoureuse, Alissia Lone et Funérarium). L’écrivain est né à Liège en mai 1968 et supporte le Standard depuis sa plus tendre enfance quand son père l’emmenait au stade de Sclessin. En parallèle à sa carrière d’écrivain, de biographe musical et d’historien du cinéma, il avait déjà consacré La Tribu des Rouches aux coulisses de son club favori. Après ce recueil de portraits, il dresse donc la carrière en « rouche » d’un joueur emblématique, le Serbe Milan Jovanovic qui, pendant quatre ans,
a contribué à rendre au Standard son lustre d’antan.

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Le livre :

Avec le capitaine Steven Defour, avec le Liégeois Axel Witsel et avec Dieumerci Mbokani, son complice en attaque, Milan Jovanovic est certainement le joueur le plus décisif et le plus populaire du Standard de Liège. Arrivé au sein du club liégeois en juillet 2006, le Serpent y termine sa quatrième année de contrat avant d’émigrer, pour la saison 2010-2011 au prestigieux FC Liverpool. Ce livre est l’occasion de retracer le parcours de l’attaquant serbe en revivant les deux derniers titres de champion conquis par le Standard et l’intense campagne en Champion’s League. Au détour, se découvre la personnalité attachante du Footballeur Pro 2008 et Soulier d’Or 2009.

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3 questions à l'auteur :

Pourquoi ce livre sur Jovanovic ?

Cette année, Milan Jovanovic a commencé à être critiqué, d’abord par ses propres supporters, ensuite au sein même de son club. Des voix se sont élevées pour dire qu’il n’avait plus la tête au Standard, qu’il finissait son contrat en pensant à la Coupe du Monde et à Liverpool, son futur club. C’était un procès d’intention auquel je ne pouvais pas souscrire. Les supporters, notamment, ont parfois tendance à brûler ce qu’ils ont adoré. Il n’y a rien de plus versatile qu’un fan de foot. C’est pourquoi j’ai eu envie de rappeler tout ce que Milan Jovanovic avait apporté au Standard. Bien sûr, en football, toutes les victoires sont collectives. Mais sans Jovanovic, le Standard aurait-il été champion en 2008 et en 2009 ? Je ne pense pas. Et même si on peut dire la même chose à propos de Steven Defour, d’Axel Witsel, d’Oguchi Onyewu, de Dieumerci Mbokani, j’ai eu envie, par ce livre, de décrire le caractère décisif d’un Jovanovic au sommet de sa forme.

C’est donc votre joueur préféré ?

Pas forcément. En fait, j’aime tous les joueurs qui portent la vareuse du Standard. Ce sont tous comme mes enfants. Et je les aime tous de la même manière. Je suis tout à fait opposé à cette mentalité en vigueur chez certains supporters qui adulent un tel et détestent tel autre. Et quand on s’en prend à un joueur, j’ai envie de le défendre. Comme j’ai toujours envie de défendre les canards noirs. C’est peut-être pour ça d’ailleurs que j’aime tant le Standard de Liège, c’est un club canard noir !

Vous avez écrit ce livre en vrai supporter ?

Oui, bien sûr ! Je ne suis pas journaliste. Je suis écrivain. Et si avec ce type d’ouvrages que je qualifierais de « documentaire sport », je ne prétends pas faire de la littérature (ça, c’est un autre domaine…), au moins, j’adopte un point de vue qui est en effet volontiers celui du fan. Je m’estime un supporter au service du club, une petite individualité au sein de la masse du 12e homme. Et je veux que ce 12e homme fasse corps avec l’équipe. Pour moi, il est par exemple scandaleux de un joueur. Un tel comportement mène à un résultat tout à fait contre-productif. Je n’ai jamais vu mon équipe gager dans de telles conditions. Non, le public doit constamment encourager son équipe, et surtout les joueurs en difficulté. Ça, c’est ma mentalité ! Heureusement, l’ambiance de Sclessin est en général formidable et peut peser de tout son poids sur l’issue du match.

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